La peau

 

 

                                                                    La peau est un organe composé de plusieurs couches de tissus. Il constitue le                                                                                             système tégumentaire de l’organisme. Chez l’adulte, la peau présente une surface                                                                                     d’environ  2 m² et un poids de 5 kg et est composée de deux parties, à l’extérieur                                                                                       l’épiderme et en dessous une couche plus épaisse, le derme. Une troisième couche                                                                                   plus profonde est parfois assimilée à la peau : l’hypoderme.

 

 

 

Rôles physiologiques de la peau:

 

-Protection contre les agressions extérieures.

 

La peau est une barrière physique, en particulier contre les microorganismes, mais également face aux liquides extérieurs, dû à sa semi-perméabilité. Enfin, sa pigmentation (plus ou moins importante) permet d’assurer une certaine protection de l’organisme face aux rayons du soleil.

 

-Maintien de la température corporelle 

 

La température du corps est régulée en partie par la sudation (transpiration) plus ou moins importante selon l’élévation ou non de la température interne. Une forte sécrétion de sueur permet en effet un rafraichissement par évaporation de surface. À l’inverse, en cas de froid, poils et cheveux permettent de créer une zone isolante thermique en créant une couche d’air chaud entre poils et peau. (Peu vrai chez l’homme néanmoins).

 

-Perception de l’extérieur 

 

La peau est très riche en terminaisons nerveuses, en particulier à l’extrémité des doigts. Cette capacité (le toucher) lui permet d’être sensible à la température, à la pression ainsi qu’à la douleur, grâce à de nombreux récepteurs réagissent en fonction de différents stimuli :

 

Récepteurs Merkel:  pression lente – Récepteurs Meissner : pression rapide – Récepteurs Ruffini : étirement – Récepteurs Pacini : Vibration rapide.

 

La peau présente un rôle de nociception, c’est-à-dire, l’ensemble des réactions psychologiques consécutives à l’activation des nocicepteurs (récepteurs à la douleur) cutanés.

 

-Participation à l’immunité 

 

Les cellules dendritiques présentatrices d’antigènes (ou cellules de Langerhans) de l’épiderme ont un rôle important dans la protection immunitaire. Elles ne sont néanmoins, pas considérées comme des cellules à proprement parler de l’épiderme, puisqu’elles sont fabriquées dans la moelle osseuse avant d’y migrer et de s’intercaler entre les kératinocytes.

 

-Réserve sanguine 

 

Le derme est particulièrement riche en vaisseaux sanguins. Cette vascularisation élevée concentre à elle seule, près de 10 % du volume sanguin total.

 

-Synthèse de la vitamine D 

 

La peau participe à la synthèse de la vitamine D, grâce à l’exposition aux rayons UV. La vitamine D permet l’équilibre calcique de l’organisme.

 

Constitution des différentes couches de la peau:

 

-Le derme 

 

Tissu conjonctif d’épaisseur variable selon les régions corporelles. On distingue le derme papillaire, le derme réticulaire et le derme profond.

 

Le tissu conjonctif est constitué de macromolécules protéiques (fibres de collagène, élastine et fibronectine (La fibronectine est un maillon-clé de l’adhésion des cellules à la matrice extracellulaire)) permettant à la peau d’être assise et en même temps souple et élastique ; d’un gel de mucopolysaccharides qui permet de capter l’eau et constituer un réservoir d’hydratation ; de cellules telles que les fibroblastes et des cellules immunitaires.

Fortement irrigué en sang, le derme permet, par diffusion, d’assurer également la nutrition de l’épiderme. Il joue un rôle essentiel également dans la thermorégulation et la cicatrisation et l’élimination par la sueur, riche en urée, de produits toxiques.

 

-L’épiderme 

 

Couche superficielle de la peau dont la surface est formée de cellules mortes kératinisées, qui se desquament. Plus ou moins épais, selon les parties du corps (les paumes étant les zones les plus épaisses),

tissu de nature épithéliale qui recouvre le derme, il est composé de 5 couches cellulaires, en partant de l’extérieur : la couche cornée, la couche claire, la couche granuleuse, la couche de Malpighi ou couche épineuse qui contient des kératinocytes (cellules produisant de la kératine qui donne a la peau sa dureté); des mélanocytes (cellules produisant de la mélanine responsable de la pigmentation cutanée); et des terminaisons nerveuses et enfin la couche basale.

 

À la différence du derme, l’épiderme n’est pas irrigué par des vaisseaux sanguins (il est donc alimenté donc par le derme), mais est riche en revanche en terminaisons nerveuses.

L’épiderme est recouvert de sébum (produit par les glandes sébacées) qui constitue un film hydrolipidique dont le rôle est de protéger des agressions extérieures.

 

La membrane basale sépare le derme et l’épiderme.

 

-L’hypoderme 

 

C’est la couche profonde de la peau. L’hypoderme est très déformable grâce à sa composition de tissus adipeux et conjonctifs.

Il sert d’interface entre la peau et les structures mobiles en dessous (muscles, tendons, ligaments…) et protège aussi l’organisme contre les chocs. En outre, il présente une réserve de graisse qui pourra être réquisitionnée par le corps en cas de forte sous-alimentation. L’hypoderme a également un rôle très important de manteau thermique.

 

L’hypoderme qui a une épaisseur variable selon les zones corporelles représente 15 à 30 % du poids corporel.  

 

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                                                                                                                                                                  © daniel di lione